Reportages d’ici et d’ailleurs

Une nouvelle page intitulée : « Reportages d’ici et d’ailleurs ».
Le premier de ces reportages concerne les expériences au musée D’Arsonval, à La Porcherie en Haute-Vienne.
Le deuxième vient de tomber, c’est un reportage quatre regards sur Le salon Marennes 2010.
Et voici maintenant un reportage sur le Hamexpo 2010 à Tours.

 14 octobre 2010
Hamexpo 2010 diaporamas et vidéo

Reportages d'ici et d'ailleurs dans Reportages logohamexpo2010aVoici un diaporama tout d’abord de 86 photos parmi celles prises lors du HAMEXPO du samedi 9 octobre dernier à Tours. Tout n’a pas été photographié, en particulier AG et démos de l’AMSAT ainsi que la remise des coupes Châteaux. On ne peut pas être présent partout ! Bon d’accord… Raymond a un peu forcé comme il le dit lui-même sur celles de la Commission Formation et celles du département 87. Chauvinisme sans doute !

Diaporama de F-15873
Diaporama de F6BLP/33 extrait du site F6KLO
Diaporama de F1MMR/17 extrait de la liste F5KLJ
Les vidéos de F6CDX/24:
La brocantele salon


15 août 2010
Marennes 2010 diaporamas et vidéo
marennes2010 dans Reportages

Diaporama de F1MMR pdt du REF 17 et organisateur
Diaporama de F6BCC
La vidéo de F6CDX
Diaporama de Raymond F-15873
Si avec tout ça, vous n’avez pas vécu Marennes, comme eux et F-15873 à qui nous devons ce reportage…. Tout y est, les embouteillages, et du parking au casse-croute en passant par….la radio bien sûr !

 27 juillet 2010
Germanium, laine mohair et Fleur d’Arsonval

Porcherie (La) 87380 (2-23) F. Dernier mardi du mois 606h.

Le calendrier des Postes est formel : La Porcherie est une petite commune située au sud du département de la Haute-Vienne, proche de l’ancienne nationale 20, la route de Paris à Toulouse, à proximité du Mont-Gargan, haut-lieu de la Résistance des Maquis de Georges Guingouin pendant la seconde guerre mondiale.

18511940La Porcherie est également le lieu de résidence provincial de Jacques Arsène d’Arsonval, médecin, physicien et inventeur, né en ce lieu le 8 juin 1851 et mort le 31 décembre 1940 au même endroit, le Château de la Borie. Pour trouver il faut connaître le coin : il y a foule de châteaux de la Borie en Limousin, ce mot signifiant simplement « métairie » en Occitan.

On doit beaucoup de choses à Jacques Arsène, surdoué dans tous les domaines des sciences physiques : la bouteille thermos, un des premiers téléphones agréés par le Ministère des Postes et Télégraphes (plus tard PTT), l’intuition de l’utilisation de l’énergie thermique des mers (différence de température entre le fond et de la surface) pour produire de l’électricité (on en reparle) et des travaux sur l’électrophysiologie en HF, nom barbare désignant l’utilisation des courants à haute fréquence pour le traitement de pathologies humaines (Maintenant on fait ça tous les jours avec les téléphones portables !). Au passage, avec son ami Marcel Deprez (transport du courant électrique sur de longues distances) il invente le galvanomètre à cadre mobile pour détecter les faibles courants produits par les contractions musculaires. Il échange activement avec le colonel Ferrié (Gustave, belle carrière militaire dans le corps des Sapeurs-Télégraphistes qu’il a créé, il finira général) un des pères de la TSF qui sauvera la Tour Eiffel avec la complicité de l’autre Gustave en y installant ses antennes. Forcément, les deux inventeurs doivent s’épauler car ils utilisent tous les deux des générateurs de hautes fréquences. Par ailleurs, quand on voit les appareils destinés à soigner certaines maladies, on se demande comment les médecins n’ont pas fait une hécatombe de patients par électrocution, le 3000 Volts ne leur faisant pas peur : on se demande également si l’ozone produit par ces appareils n’avait pas une fonction dans la guérison. En tout cas la trouille ou la fascination générée par ces monstres devait certainement influer sur les esprits…
Bien entendu de nombreux établissements scolaires en Limousin et ailleurs honorent la mémoire de Jacques Arsène. Le premier Collège Scientifique Universitaire limougeaud, (ou limousin) dans les années 60, embryon de la Faculté des Sciences de Limoges, s’appelait le C.S.U. d’Arsonval et il était situé dans le Château de La Borie… mais à Limoges.

telephon25

Tout cela pour dire qu’il existe un musée d’Arsonval à La Porcherie, musée municipal soutenu par l’association des amis du musée Arsène d’Arsonval AMA – les @ramis.
Chaque année, depuis 2003, la salle des fêtes communale abrite la Fête de la Science et de nombreux élèves des Écoles et des Collèges fréquentent les ateliers scientifiques animés par de nombreuses bonnes volontés autour du président de l’association, Bernard Guillien.
Il y en a pour tout le monde, élèves et parents, jeunes et moins jeunes. Ne croyez pas que la fréquentation se résume à « trois pelés, deux tondus » : à mon grand étonnement j’ai eu le plaisir d’effectuer un conférence de vulgarisation sur la propagation des ondes électromagnétiques devant plus de 100 personnes dont le Maire de la Commune et la Vice-présidente (vie associative éducation, jeunesses) du Conseil Général qui a tenu absolument à apprendre quelques lettres en Morse !
Et ce n’est pas tout, il y a également les « Jeudis de la Science » où les enfants, parents et grands-parents sont conviés à participer à des ateliers scientifiques remarquablement organisés, mieux qu’à l’école puisqu’on peut venir avec Papi ou Mamie et faire équipe avec eux.

Cet été il y a deux « Jeudis », le 22 juillet et le 12 août 2010 et le thème est : « La fleur d’Arsonval capte les ondes de la radio ». Cela ressemble à un « message personnel » envoyé de Londres par la BBC en d’autres temps: normal, le Mont-Gargan est tout près.
En fait la « Fleur d’Arsonval » est un bobinage type fond de panier réalisé sur une matrice en carton (Le calendrier des Postes est tout indiqué).

L’atelier se déroule en plusieurs temps :
- La réalisation en carton de la structure de la « fleur » avec tous ses pièges : tracé, découpe ne sont pas toujours aisés. Chaque équipe en fabrique deux.
- Bobinage de la première fleur : le bobinage artistique. On utilise pour la spirale des laines (mohair ou non !) de différentes couleurs en faisant preuve de créativité, de sens artistique et d’habileté manuelle.
- Bobinage de la seconde fleur en utilisant du fil électrique émaillé de récupération.
- La fleur de laine est alors déposée auprès du jury (Trois dames animant les ateliers manuels«Familles rurales» de la commune)
- La fleur en cuivre est apportée à l’atelier de radio où les stagiaires se voient remis un schéma et le reste des composants pour réaliser un poste à diode. « Non, il n’y a pas de pile, tout y est ». Le montage s’effectue sur des plaques utilisées dans les Collèges.
- Enfin on vérifie le montage en y connectant antenne et terre. En tournant les ailettes du condensateur variable on entend sans coup férir la radio dans l’écouteur !

L’atelier se termine par un petit tour au musée d’Arsonval où la diode est remplacée par un petit morceau de galène… et on entend toujours  la radio !
Puis c’est la remise des prix et des diplômes : « Fleur d’or », d’argent et de bronze pour les bobines en laine(avec pluie de bonbons pour tout le monde y compris les Papis-Mamies) et remise du « Certificat d’aptitude jeune scientifique » pour ceux et celles qui ont fait fonctionner le poste de radio… sans pile, le nombre des échecs étant égal à zéro.

Tous comptes faits, la tendance générale parmi les stagiaires (de 9 à 70 ans) était de dire que c’était aussi bien que de jouer à la console, même par un après-midi de pluie.

Alain CAUPENE (F5RUJ)



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